Pour être plus clair, nous pourrions dire qu’il s’agit de “micro station d’épuration”, ceci permettrait de comprendre l’objectif de ce dispositif de traitement des eaux usées à l’échelle de la maison.
La micro station, ou microstation, les deux orthographes existent, fait partie des nombreux dispositifs existants pour réaliser un assainissement autonome (c’est-à-dire sur le terrain même du logement). Chaque système comporte des avantages et des inconvénients (voir notre article ici).

Comment fonctionne une microstation ?

Plusieurs types de microstation

Difficile de s’y retrouver dans l’assainissement individuel…
Actuellement ce sont plus de 100 dispositifs aux normes et agréés par les ministères de l’Environnement et de la Santé qui sont distribués.
Rien que pour la micro station il existe deux grands types d’épuration : via le procédé de culture dite « libre » ou via le procédé de culture « fixée« . Il s’agit de deux modes distincts de développement et du support des bactéries « nettoyeuses » qui vont réaliser le traitement des eaux usées.
Le résultat de leur travail est le même simplement dans les premières (culture libre) le traitement est plus global et dans le deuxième cas l’épuration est réalisée en deux temps à part entière.
Enfin dans la famille de la micro station à culture libre on trouve encore deux sous-types de processus : l’utilisation de boues activées ou bien le processus SBR (Sequencing Batch Reactor ou traitement biologique séquentiel).

types microstations

La microstation à culture libre

Les microstations à culture libre de type SBR (Sequential Batch Reactor) reproduisent de manière accélérée l’épuration naturelle effectuée dans un filtre à sable. L’épuration des eaux usées s’effectue dans un environnement restreint et contrôlé qui permet d’assurer un rejet de vos eaux vers le milieu naturel sans danger pour votre santé ni pour l’environnement. Le fonctionnement du dispositif d’assainissement à boues activées (SBR) avec prétraitement est divisé en deux grandes étapes : la microstation se compose donc d’une cuve en compartimentée en deux. 

Dans le premier compartiment de décantation primaire les matières solides décantent, s’accumulent et se déposent en fond de cuve. Dans cette partie de la cuve, les eaux usées subissent un prétraitement anaérobie (c’est-à-dire sans oxygène) ayant pour but de dégrader naturellement les matières en suspension et matières décantables.

Le second compartiment est alimenté séquentiellement en eau prétraitée par le principe de l’air lift au sein de la cuve. Les eaux y sont brassées et oxygénées dans cette deuxième cuve (appelée aussi réacteur biologique). Cette oxygénation a pour but la dégradation de la matière organique et la purification de l’eau par les bactéries de type aérobie (micro-organismes). Celles-ci s’y développent grâce à l’oxygène (culture libre). Cette capacité de traitement peut être estimée par une unité de mesure appelée DBO5 (ou Demande Biochimique en Oxygène pendant 5 jours). Les bactéries consomment l’oxygène présent dans l’eau lorsqu’elles dégradent les matières organiques en suspension. 

À l’issue de la séquence d’oxygénation, se déroule la séquence de clarification des eaux par sédimentation. Les eaux clarifiées sont ensuite extraites vers le lieu de rejet. Une dernière séquence a pour but le transfert des boues produites durant le cycle vers un stockage dans le premier compartiment de la station d’épuration.
L’ensemble du processus se fait avec une alimentation en électricité, mais n’est pas endommagé en cas de courte coupure. Néanmoins, les bactéries ont besoin d’un apport régulier de matière pour permettre leur maintien dans le milieu et donc le traitement des eaux. En cas d’absence prolongée (plus d’un mois) il sera peut-être nécessaire de réactiver les bactéries de la station. C’est pourquoi ce type d’épuration en ANC n’est pas recommandé dans le cas de résidence secondaire (utilisation intermittente).

Les eaux claires issues du traitement en micro station sont soit infiltrées sur place si le terrain le permet, soit rejetées par une canalisation vers un exutoire comme un fossé. Dans le cas où ces deux solutions ne sont pas possibles (topographie) un poste de relevage doit compléter l’installation. Il s’agit d’une pompe qui permet de de remonter les eaux traitées vers un point voulu.

Ce procédé offre ainsi un traitement de haute qualité. Ce type de filière est de plus en plus utilisé pour la réhabilitation des systèmes d’assainissement individuel, le remplacement de fosse septique, ainsi que dans l’habitat neuf, de par sa simplicité, sa robustesse et sa faible emprise au sol.

Quel est le coût de fonctionnement et d’entretien d’une microstation ?

Les microstations contiennent des pièces électromécaniques et consomment de l’énergie. Le compresseur fonctionnant par intermittence, la consommation mensuelle d’électricité s’élève à environ 2,5 euros par mois pour une taille de 4 Equivalent Habitant.
Par ailleurs, les microstations nécessitent un entretien annuel (non obligatoire mais fortement préconisé) et présentent des pièces d’usure.

Une vidange est nécessaire si le volume des boues arrive à 30% du volume des boues du bassin de décantation primaire.
Le prix de fonctionnement mensuel d’une microstation 4 EH est évalué à environ 42 euros / mois (vidange nécessaire incluse) selon les guides fabricants.
La micro station utilisant de l’électricité, elle ne constitue pas un procédé d’ANC éligible à l’éco PTZ contrairement aux systèmes d’ANC passifs (sans consommation d’énergie) comme le filtre à sable et le filtre compact.

Déroulement de l’installation d’une microstation

Un chantier débute en général par l’aménagement d’un accès pour les engins. Celui-ci peut être plus ou moins facile selon le contexte. Il nous est parfois nécessaire de déposer (puis reposer) le grillage ou la clôture en limite de propriété.
L’ouverture des tranchées et de la fosse est réalisée à la mini-pelle (avec ou sans évacuation de la terre issue du terrassement). Quelques fois une intervention à la main est indispensable, notamment lorsque les réseaux (électricité, gaz…) sont trop proches.
Vient ensuite l’étape d’installation* de la microstation. Contrairement aux anciennes fosses en béton, celle-ci est en polyéthylène : de ce fait, elle est légère et permet une mise en place facile (le procédé est le même pour le filtre compact). 
Enfin, un calage du décanteur primaire et du réacteur biologique aux gravillons (“grains de riz”) est réalisé pour l’assise. Celui-ci est complété d’un dernier remblaiement.

*Lorsqu’il s’agit de la filière traditionnelle (fosse et filtre à sable vertical drainé), on ne parle pas d’installation ou de “pose”, mais bien de réalisation car il faut construire l’ouvrage.

Comme pour tous les chantiers d’assainissement autonome, une évacuation vers un exutoire est effectuée. Il s’agit d’un drain avec le rejet “au talus”, selon les cas (autorisation), afin d’évacuer les eaux traitées vers un fossé jouxtant la propriété.
Les conduites d’eaux usées, d’air (ventilation) et gaine électrique sont placées dans les tranchées avec du gravier et accompagnées d’un grillage avertisseur. Ces dernières sont ensuite remblayées avec les matériaux du site. Un tabouret ou un regard pour l’accès est mis en place avec un tampon (ou couvercle) en fonte, béton ou plastique.
Pour les ouvrages alimentés (microstation), le raccord électrique est réalisé entre le câble d’alimentation et une boîte de branchement (réalisée par le propriétaire).
Enfin la remontée de ventilation dite “secondaire” est mise en place. Cette arrivée d’air est connectée à la canalisation principale de la micro station afin de permettre une bonne circulation des fluides. Souvent adossée à l’habitation et jusqu’au toit (fixation et chapeau), elle est indispensable pour certains ouvrages.

Lors des travaux d’installation par le professionnel, les travaux de terrassement du sol, de pose des canalisations et l’installation de la station elle-même doivent respecter les normes DTU. Les règles d’implantation, de mise en œuvre et d’utilisation du dispositif sont décrites dans le guide d’utilisation du fabricant. Elles sont également validées et publiées sur le portail de l’assainissement non collectif du site du Ministère de l’Ecologie.
Le SPANC intervient en amont, par un contrôle de l’étude préalable aux travaux ainsi qu’en aval du chantier lors de la vérification de bonne exécution de l’installation (certificat de conformité).

Vous avez un projet de microstation ?

Vous souhaitez faire installer une microstation, mais vous souhaitez vous renseigner avant ? Demandez nous des informations et un devis ici nous verrons avec vous la solution la plus adaptée à votre projet.

A la suite d’une étude préalable de votre terrain (et du cadastre), et en fonction des normes et des recommandations en vigueur, la Générale d’Assainissement pourra évaluer les travaux avec un devis, vous conseiller et installer une microstation pour remplacer votre vieille fosse septique, ou tout simplement partir de zéro dans votre maison neuve. Chacun des travaux d’installation est certifié par le SPANC dont dépend votre commune, qui est l’organisme chargé de s’assurer de l’état de votre fosse septique ou micro station, ainsi que du respect de la réglementation. 

Nous sommes les seuls professionnels à proposer la gestion du projet de A à Z : l’installation du dispositif, les travaux de terrassement sur votre terrain, les branchements aux réseaux d’eau et d’électricité, la gestion administrative de votre dossier auprès des collectivités (demande d’autorisation de rejet au fossé, DIDAA (etc) et enfin la mise en marche du système (avec les explications concernant le fonctionnement de celui-ci).
Et pour parfaire notre approche d’expert en système d’assainissement non collectif (ANC), nous proposons aussi un service d’entretien des microstations. 

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