Si on ne doit plus parler de fosses septiques pour ces systèmes d’évacuation des eaux usées (méthode qui reposait sur une collecte des eaux usées avec un bac à graisse et un épandage au fond du terrain), nous utilisons encore cette terminologie dans le langage courant. Ce procédé fait d’ailleurs partie de ce qu’on appelle en assainissement, la filière traditionnelle. Nous connaissons bien ce système éprouvé, fiable et robuste et nous le réalisons en fonction de votre projet.

Fosse toutes eaux et filtre à sable, un tandem qui fonctionne, mais comment ?

Le processus d’épuration

La fosse dite “toutes eaux” a remplacé la fosse “septique”. Il faut préciser que ceci correspond à un changement dans le type de traitement des eaux usées provenant de votre habitation.
Si auparavant les effluents étaient séparés avec : d’un côté les eaux ménagères et le bac à graisse et d’un autre côté les eaux vannes (WC), maintenant tous les rejets domestiques sont collectés dans la fosse toutes eaux, décantés dans la cuve, puis acheminées gravitairement et enfin filtrés et traités dans le lit d’épandage ou filtre à sable.

Le traitement est effectué par des bactéries fixées sur le sable. C’est un dispositif utilisé depuis de nombreuses années. Lorsque le sol en place n’est pas apte à infiltrer les eaux, il est alors remplacé par un sol reconstitué de sable siliceux lavé et de graviers. Les eaux passent du milieu ayant la granulométrie la plus élevée (gros graviers) à la granulométrie la plus fine (sable). Une fois l’épuration réalisée, l’eau est évacuée de manière gravitaire dans le terrain ou vers le fossé (si autorisation de rejet au fossé).

creation filtre a sable
filtre sable et fosse toutes eaux

L’entretien de la fosse toutes eaux et du filtre

En termes d’entretien : il s’agit de veiller à cette installation sur le long terme : en effet, au bout d’un certain temps, les matières filtrées provenant des eaux usées peuvent boucher le filtre, entraînant un colmatage de celui-ci. Afin de ralentir ce processus et de prolonger le bon fonctionnement de votre installation, il est nécessaire de procéder à une vidange de la fosse toutes eaux tous les 3 ans (en fonction de la taille).
Le prix d’une telle intervention est généralement assez faible, tant qu’un regard pour le pompage est accessible.

Les avantages et inconvénients

Le principal avantage de ce dispositif d’épuration réside dans le fait qu’il est passif (pas d’utilisation d’énergie pour le fonctionnement, puisqu’il est basé sur un écoulement gravitaire dans le média filtrant) et qu’il nécessite peu d’entretien (nettoyage du préfiltre annuel, nettoyage régulier des regards et canalisations, vidange de la fosse tous les 4). De ce fait, le prix de l’entretien est assez faible.
Néanmoins, un de ses inconvénients est sa taille : il n’est pas compact. Son emprise totale au sol avoisine les 100 m². Il faut compter au minimum 20 m² pour l’installation du lit filtrant, 5,0 m² pour la fosse, et 3,0 m de large en tant que “marge” autour de l’installation.
D’autre part, son remplacement, en moyenne tous les 20 à 30 ans, nécessite de nouveaux travaux de terrassement sur le terrain (enlèvement du sable souillé et apport de nouveaux granulats). Les travaux sont assez proches de ce qui a été mis en oeuvre lors de la création du lit d’épandage mais les canalisations en place sont en général maintenues. Que ce soit pour la création comme pour la rénovation (en cas de colmatage) de votre filtre à sable, n’hésitez pas à demander un devis.
Nos techniciens experts sauront vous aider à décider de l’intervention la plus adaptée grâce à leur professionnalisme et leur expertise.

Comment choisir la taille de la fosse ?

Les règles de taille, d’implantation et de mise en œuvre sont décrites dans le DTU 64.1 ou Document Technique Unifié. Il s’agit de la norme française homologuée de référence. 

Le dimensionnement des dispositifs d’assainissement non collectif (fosses toutes eaux, micro station, filtres…) doit être basé sur un calcul d’Equivalent Habitant (EH). L’EH est une unité de mesure qui intègre non pas le nombre d’habitants effectifs présents dans l’habitation, mais qui prend en compte le nombre de pièces principales de la maison. Une pièce principale est une pièce du logement qui mesure entre 8 et 40 m². Chaque pièce de ce type compte pour 1 EH. Lorsqu’une pièce fait entre 40 et 60 m², l’EH est de 2, pour une surface entre 60 et 80 m², c’est 3H. Au-delà, c’est 1 EH supplémentaire tous les 20 m². 

Par exemple, si vous possédez une maison avec 2 chambres, une salle d’eau, un salon et une cuisine (de taille standard), l’Equivalent Habitant de votre foyer sera de 5 EH.

Si vous avez un doute concernant le calcul de votre EH, au début d’un projet de réfection ou de création d’assainissement non collectif, vous pouvez vous rapprocher de votre SPANC, ou nous contacter directement. 

Point sur la réglementation des fosses septiques

Pourquoi doit-on mettre aux normes son assainissement ?

L’évolution du contexte réglementaire de l’assainissement individuel ainsi que les évolutions techniques des nouveaux systèmes proposés engendrent la nécessité fréquente de mise en conformité

Dès lors, afin de permettre un meilleur suivi des rénovations d’ANC, la vente d’un bien immobilier est maintenant l’occasion de prévoir des travaux de mise aux normes de l’assainissement. Selon le contexte, le vendeur fera réaliser les travaux pour la vente ou laissera à l’acheteur le soin de la mise en œuvre de ceux-ci (dans un délai de 2 ans suivant l’achat). L’arrivée du tout à l’égout dans une zone dont il était absent, oblige aussi la mise aux normes avec le raccordement de votre logement.

La mise aux normes de l’assainissement va engendrer selon les cas :

  • la suppression de l’ancienne fosse septique,
  • l’installation d’un nouveau système d’assainissement non collectif (filtre à sable, micro-station, filtre compact…), à base de boues ou de bactéries ou bien le raccordement au tout à l’égout (si celui-ci est maintenant possible)
  • enfin, dans le cas d’un raccord à l’égout avec réseau pluvial existant, le branchement des évacuations eaux pluviales (EP) sera également nécessaire (réalisation d’une mise en “séparatif”).

La mise aux normes en pratique

La mise aux normes des systèmes d’assainissement non collectif (ANC) de type fosse septique est une spécialité de la Générale d’Assainissement. Souvent assez techniques, ces interventions demandent un savoir-faire étendu.
En effet, lors de la réalisation de mises en conformité et de suppression de fosse septique, les équipes rencontrent des problématiques variées :

  • Méconnaissance de l’emplacement des réseaux, voire même de l’installation, par le commanditaire. Il arrive même que certaines fosses (notamment les plus vieilles) n’aient même pas de regard accessible : besoin de localiser précisément les tuyaux, pour ensuite construire les tranchées permettant d’y accéder.
  • Intervention parfois en espace contraint car le logement a été construit autour, ou même au-dessus de l’assainissement (garage, vide-sanitaire) : travail à la micro-pelle de manière « chirurgicale » avec un faible débattement (peu de hauteur sous plafond par exemple…). La vidange et le nettoyage de la fosse septique à condamner est alors plus complexe. 
  • Nécessité d’ouverture de dalle béton ou de démolition d’ouvrages maçonnés : utilisation du marteau brise-béton en intérieur (habité ou fréquenté) avec précautions
  • Comblement de l’ancienne fosse existante et mise en place d’une fosse toutes eaux ailleurs et/ou bien réalisation d’un bypass pour raccord au tout à l’égout. Dans le cas d’un comblement, il faut réaliser un remplissage complet afin d’éviter tout problème de stabilité, qui pourrait causer une infiltration d’eau.
  • Reprise du raccordement de toutes les évacuations domestiques à la nouvelle canalisation, et ceci jusqu’au fossé ou l’égout (selon les cas) : choisir les sections nécessaires, organiser, les coudes, les regards…. 

Si une installation complexe à mettre en œuvre peut faire augmenter le coût des travaux, nous essayons à chaque fois de mettre en place la solution la plus efficace et sûre afin d’éviter un prix trop élevé. Lors de l’établissement du devis vous avez tous les détails des postes pour avoir une vision précise du chantier !

Qui installe, change ou rénove les fosses septiques ?

Traditionnellement réalisées par des terrassiers, les fosses septiques ont souvent été posées par des entreprises de terrassement ou bien de Voirie Réseau Divers (VRD). Les intervenants sur les extérieurs des logements se partagent grosso modo entre les sociétés de VRD et paysagistes. 

Or la multiplicité des techniques d’assainissement individuel et leur technicité ont poussé le développement de spécialistes de l’assainissement permettant de choisir des solutions souvent plus adaptées au contexte ou aux attentes des particuliers, avec un meilleur suivi dans le temps.

La Générale d’Assainissement fait partie de cette professionnalisation du secteur. Le service est précis et sécurisé par un vrai recul sur les produits et les techniques à long terme. L’expertise étant la clef de la longévité du système

Choisir un spécialiste dans la pose de dispositif d’assainissement c’est avoir la garantie d’un système pérenne et d’un interlocuteur fiable pour l’entretien de l’installation.

Quelles sont les alternatives à la fosse septique ?

La fosse toutes eaux et son filtre constitue ce qu’on appelle, dans l’assainissement individuel, la filière traditionnelle car ce mode d’épuration non collectif existe depuis longtemps. Or il existe maintenant de nombreux systèmes dits “compacts” comme la microstation et le filtre compact qui permettent de mettre en place ce type de gestion d’eaux usées à l’échelle du logement sans nécessiter une emprise en surface trop importante. 

Ces moyens compacts présentent bien sûr des avantages et des inconvénients, et nous vous conseillons d’aller jeter un œil sur notre article “comment choisir mon assainissement individuel”.

En premier lieu, il sera de toute façon nécessaire de s’accorder avec les recommandations du schéma communal d’assainissement dont dépend votre habitation et, en lien avec ce document, le diagnostic du SPANC vous indiquera les (ou le) mode(s) d’assainissement non collectif qu’il sera possible de mettre en œuvre.